04/04/2014

2016 : Premier succès contre le contrôle permanent des conducteurs

En mai 2016, les députés insèrent dans le projet de loi de modernisation de la justice du XXIème siècle un amendement qui prévoit d’autoriser les forces de l’ordre à accéder à l’ensemble des données embarquées des véhicules et donc du conducteur. Pour rechercher et constater une infraction, les autorités peuvent donc se brancher sur votre ordinateur de bord pour vous sanctionner directement.

Face à ce projet liberticide de contrôle permanent des conducteurs, notre mobilisation rapide et les 294 561 signatures à notre pétition « Non au contrôle permanent des conducteurs » ont permis d’empêcher le pire : le 29 juin, les députés de la Commission des Lois prennent acte d’une « émotion qui s’est levée » dans la population et modifient le texte. Les autorités pourront seulement contrôler que les pièces ou le véhicule lui-même n’ont pas été volés ou recelés.

Le 12 juillet, c’est cette nouvelle rédaction de l’amendement qui est adoptée par les députés. Si le champ d’application a été restreint, ce qui nous protège pour le moment du contrôle a posteriori, l’épée de Damoclès pèse toujours au-dessus de nos têtes. Nous devons rester mobilisés pour empêcher que demain le législateur ne décide d’élargir le champ d’application du dispositif pour le transformer en instrument de contrôle permanent de notre vitesse.

 

2015 : Première victoire d’étape : durcissement des conditions pour baisser la vitesse à 90 km/h sur autoroute !

Au cours de l’été 2015, le maire de Valence sollicite la ministre de l’Écologie afin de pouvoir réduire de façon permanente à 90 km/h la vitesse sur les autoroutes urbaines. La ministre annonce qu'elle va permettre à tous les maires de France, par le biais d'un transfert de compétences, d'abaisser à 90 km/h la vitesse maximale autorisée sur les autoroutes situées à proximité de leur commune.

La Ligue de Défense des Conducteurs réagit immédiatement et lance une grande campagne d’information contre cette mesure, et notamment la pétition « Non au 90 km/h sur autoroute » qui va rassembler 233 147 signatures.

Cette mobilisation et les nombreuses sollicitations de notre association ont conduit la ministre de l’Écologie à durcir en novembre les conditions pour les villes favorables à une vitesse maximale de 90 km/h. Avant toute demande, des études circonstanciées devront désormais être réalisées, tant sur l'environnement que sur le trafic.

 

2015 : Notre pétition "Non au 50 km/h" fait reculer la Mairie de Paris 

C'est l'adjoint aux transports écologiste de la Ville de Paris Christophe Najdovski qui a déclenché la fronde des conducteurs : à la mi-janvier, à peine un an après l'entrée en vigueur de la baisse de la vitesse à 70 km/h sur le périph imposée par les élus anti-voitures, le voilà qui remet le couvert avec un projet "d'expérimentation à 50 km/h".

Pour stopper au plus vite ce projet aberrant, la Ligue de Défense des Conducteurs a lancé dès l'annonce du projet sa pétition "Non au périph à 50 km/h", signée par 12 000 personnes en l'espace de quelques heures, puis au final par plus de 20 000 conducteurs. Par ailleurs, la Secrétaire générale de l'association Christiane Bayard a aussitôt envoyé un courrier à la Maire de Paris Anne Hidalgo, lui faisant part du rejet massif de cette mesure par les conducteurs franciliens, et lui demandant l'abandon immédiat de ce projet.


Résultat : la Maire de Paris Anne Hidalgo s’est empressée de désavouer l'élu porteur du projet, comme elle l’a confirmé dans une lettre en date du 2 février adressée à l'association. La limitation de vitesse ne passera pas à 50 km/h sur le périph. Et, vu l'ampleur de la mobilisation, ils ne sont pas prêts d'y revenir !


Ce renoncement au projet d’abaisser la vitesse à 50 km/h sur le périphérique parisien constitue donc une belle victoire pour l’association et pour tous les conducteurs. Mais cette victoire ne doit pas faire oublier les projets des élus parisiens pour chasser la voiture de la capitale, entre la réduction du nombre de places de stationnement, la piétonisation de nombreuses voies, la réduction des limitations de vitesse et les projets d’interdiction du diesel dans Paris. Ensemble, nous devons poursuivre notre combat contre tous ces projets !

 

2013 – 2014 : Non à la baisse des limitations de vitesse !

En 2015, le combat continue...

21 juin 2013 : CNSR se réunit et préconise une baisse de 10 km/h de la vitesse limite sur tous les réseaux (120 km/h sur autoroute, 80 km/h sur nationale, 70 km/h sur le périphérique, 30 km/h en ville…).Pub limitations

Notre association réagit immédiatement en lançant une grande campagne de cartes-pétitions à Manuel Valls, amplifiée sur internet un mois plus tard après que le Ministre ait déclaré la baisse des limitations « inéluctable ».

Tout au long de l’été, les attaques se multiplient : quand ce n’est pas pour la sécurité, c’est pour la pollution que la baisse des limitations est envisagée : en juillet, un rapport de Thierry Wahl, secrétaire général du "débat national sur la transition énergétique" préconise exactement les mêmes baisses de limitation pour sauver la planète.

La menace devient de plus en plus pressante… La Ligue de Défense des Conducteurs lance une grande pétition qui réunit 500 000 signatures, et fait publier un encart dans la presse qui démolit tous les arguments des anti-vitesse.

La menace semblait s’éloigner, plus aucun politique n’abordait le sujet, quand soudain, le 07 octobre 2013, le CNSR revient à la charge préconise de faire baisser la limitation sur route de 90 à 80 km/h.

Valls reprend la main et annonce une « expérimentation » dans un premier temps…dans la moitié des régions françaises ! Pour une généralisation à l'autre moitié quelques mois plus tard ?

Pour éviter que quiconque tombe dans le panneau, notre association révèle instantanément l'affaire sur la place publique, et notre pétition "Non à la baisse des limitations de vitesse" atteint 1,5 million de signatures.

En parallèle, nous nous allions avec l'Automobile club des Avocats pour contester la baisse de la limitation de vitesse sur le périphérique parisien : en lançant ensemble un recours au Conseil d'Etat, nous espérons bien obtenir une jurisprudence qui mettra un frein à ce genre d'initiative dans toutes les villes de France !

Pour contrecarrer encore les arguments du lobby anti-vitesse qui veut nous imposer de rouler comme des tortues, nous organisons un grand colloque au Sénat le 22 avril prochain réunissant des experts indépendants spécialistes de la route.

Et notre association s'est associée aux motards qui ont manifesté le 12 avril contre la baisse programmée des limitations de vitesse.

En juin 2014, l'association a gagné une première bataille d'ampleur contre le gouvernement : le ministre de l'Intérieur a reculé une première fois sur la généralisation du 80 km/h. 

Les parlementaires, eux aussi, commencent à remettre en question la politique du tout-répressif : pour la première fois, les sénateurs ont adopté en décembre 2014 un amendement visant à réduire le nombre de radars en France, amendement défendu par la Ligue de Défense des Conducteurs.

Et le 21 janvier dernier, Christiane Bayard, la secrétaire générale de la Ligue de Défense des Conducteurs, est allée redire au ministère de l'Intérieur l'exaspération des Français face au dogme anti-vitesse et à la politique du tout-radars menée par le gouvernement.

christiane bfmNous allons continuer à nous battre sur tous les fronts, pour qu’à chaque offensive du gouvernement pour imposer une baisse injustifiée de la vitesse avec encore plus de répression sur les routes, nous organisions une riposte efficace !

 

 

  • Pour signer la pétition contre la baisse des limitations de vitesse, cliquez ici

 

 

2012 - 2013 : Contre le business de l’éthylotest obligatoire

Les fabricants d'éthylotests voulaient rendre leurs produits obligatoires : la Ligue de Défense des Conducteurs a levé le lièvre et organisé la riposte

Le point de départ de toute l’affaire : un décret qui oblige chaque conducteur à détenir un éthylotest dans son véhicule. Officiellement, il s’agit de lutter contre l’alcool au volant. La réalité est bien différente et c’est la Ligue de Défense des Conducteurs qui fait éclater au grand jour la vérité sur cette mesure.

Les investigations auxquelles se livre l'association lui permettent de découvrir que derrière cette mesure se cachent tout simplement les fabricants d’éthylotests.

Les faits sont implacables, en juillet 2011, se crée une association, I-Test dont le Président est employé par Contralco, le principal fabricant d’éthylotests en France. Quelques mois plus tard le décret obligeant chaque conducteur à détenir un éthylotest non usagé dans son véhicule paraît au journal officiel et comporte l’obligation de la norme NF pour tous les éthylotests. Seules deux entreprises détiennent cette norme : Contralco et Red Line. Fait encore plus troublant, dans le comité de certification NF nous retrouvons le Président d’I-Test employé par Contralco et le représentant de Pélimex le distributeur de Red Line.

Voilà comment les fabricants d’éthylotests ont réussi à s’assurer un marché fabuleux de plus de 75 millions d’euros, 100% garanti, sur plus de 40 millions de conducteurs.

Cette information, diffusée par emailing, reçoit immédiatement un très bon accueil. Elle est très largement relayée sur internet : sur facebook, sur des blogs et sur des forums. Ses arguments ont été repris par de nombreux médias : reportage sur LCP Public Sénat, aux infos de 19h, sur FR3, Le Figaro, cnetfrance.fr, agoravox.fr, Direct Matin, Sud Ouest, Auto Plus, passage dans la matinale de RTL… En quelques semaines, ce sont plus d’un million de Français qui ont été touchés par cette information et les médias s’emparent alors de ce scandale.

La pétition lancée par la Ligue de Défense des Conducteurs, explique combien le caractère obligatoire de cette mesure est inique. Soutenue par plus de 460 000 français, elle reçoit un vif succès. La France gronde et en octobre le Ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, décide de reporter l’obligation à Mars 2013.

La Secrétaire générale de l’association est reçue par la commission « vitesse, alcool et stupéfiants » du CNSR le 16 janvier 2013 et y dépose les 460 000 pétitions "Non aux éthylotests obligatoires !". Quelques jours plus tard, le Ministre de l’Intérieur reporte « sin die » l’obligation.

Le 13 février 2013, le CNSR rend un avis favorable sur l’éthylotest en préconisant l’obligation sans la sanction. Le 15 février 2013, le Ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, met fin à cette valse d’hésitation en annonçant dans les colonnes du Parisien, "il n'y a pas d'éthylotest obligatoire et encore moins de sanctions". L'alcool est "responsable de 31 % des morts sur la route", rappelle-t-il. "Mais personne ne peut croire qu'on peut faire reculer ce chiffre en verbalisant les conducteurs d'une amende de 11 euros pour non-possession d'un éthylotest d'autoévaluation".

C’est l’enterrement en règle de la mesure, et un an de travail récompensé pour la Ligue de Défense des Conducteurs qui a reçu de nombreux mails et courriers de remerciements et félicitations pour toutes les démarches qu’elle a accompli.Rdv M. Straumann

2012 : Le contrôle technique annuel, c’est Non !

Les multinationales du contrôle technique convainquent la Commission européenne de rendre leur service obligatoire annuellement : la Ligue de Défense des Conducteurs interpelle les politiques et met fin au projet

La Commission Européenne a présenté mi-juillet 2012 un projet de réglementation visant à augmenter la fréquence des contrôles techniques sur les voitures de plus de 6 ans en le rendant annuel. Elle justifie ce projet par le fait que 6 % des accidents de voitures et 8 % des accidents de deux-roues seraient causés par une défaillance technique du véhicule.

Etonnés par ces statistiques aussi précises – et élevées –nous avons immédiatement demandé à la Commission Européenne d'en préciser l'existence et les sources.

Soupçons confirmés. Dans la réponse qu'il a adressée à l'association le 12 septembre dernier, le Responsable Européen de la Sécurité des Routes reconnaît l’absence de données concrètes sur le taux d’accidents causés par des défaillances techniques. « Il y a un manque de réelles preuves statistiques » dit-il. Et il explique : « les statistiques des accidents sont basées sur des rapports de police, rédigés par le premier officier de police intervenant sur l’accident. Or celui-ci n’est pas en mesure de faire une analyse complète de la situation technique d’un véhicule ».

En réalité, les chiffres avancés par la Commission Européenne viennent principalement de trois rapports : le « Road Safety Report 2008 » de Dekra (Allemagne), le « Swov Fact Sheet : inspection périodique des véhicules » (Institut pour la recherche sur la sécurité routière des Pays-Bas) et l’étude « l’effet du contrôle technique sur les accidents » de la Monash University (Australie). La lecture de ces deux derniers rapports montre qu'ils s'appuient eux-mêmes pour l'essentiel sur les rapports de Dekra.

Or, Dekra est tout simplement … le leader européen du contrôle technique.

Ainsi le projet de la Commission Européenne de renforcer la fréquence des contrôles techniques s'appuie quasi exclusivement sur des données fournies par les entreprises qui bénéficient directement de cette nouvelle règlementation. En effet, le contrôle technique annuel représenterait un marché supplémentaire de plus d'un milliard d’euros.

La réglementation en matière de sécurité routière allait, une fois encore, être orientée principalement par des entreprises qui y avaient un intérêt financier majeur.

La Ligue de Défense des Conducteurs se devait de tout faire pour arrêter ce projet en mesure de faire peser une contrainte supplémentaire inutile et coûteuse sur chaque foyer français sans apporter de garantie d'amélioration de la sécurité sur les routes.

Dès le 17 août 2012, la Ligue de Défense des Conducteurs a donc saisi les députés européens français pour leur demander de voter "non" à ce projet. Notre réponse a reçu l'écho d'une euro-députée, Mme Sanchez-Schmid, qui a aussitôt interpellé la Commission Européenne sur le sujet par une question écrite. Nos arguments ont été largement repris par les Sénateurs français dans leur prise de position négative sur ce nouveau contrôle technique.

Début 2013 les ministres des Transports des 27 Etats membres de l'Union Européenne, réunis en Conseil, décident de rejeter la proposition de la Commission européenne d'augmenter la fréquence des contrôles techniques sur les voitures de plus de 6 ans, et d'instaurer un contrôle similaire pour les motos. La mobilisation de l’association a porté ses fruits !

2011 : Le gouvernement recule sur la non signalisation des radars

Suite à une mobilisation sans précédent des motards et des automobilistes !

Le 11 mai 2011, le Comité Interministériel pour la Sécurité Routière (CISR) arrête une série de mesures tout à fait inacceptables : interdiction des avertisseurs de radars, suppression des panneaux signalant les radars, obligation du port du gilet jaune pour les motards, etc...

C’en est trop : on assiste à une gronde massive des conducteurs, qui s’insurgent contre cette nouvelle déferlante répressive. En quelques heures, le nombre de visites sur le site de l’association explose, les membres s’insurgent sur facebook.

La Ligue de Défense des Conducteurs réagit immédiatement. Elle fait signer une pétition dans toute la France : "Stop aux nouvelles mesures de répression routière – mobilisation nationale !".
Et dès le 17 mai, l'association dépose 36 500 pétitions à Matignon.

Les autres mouvements d’usagers de la route se mobilisent aussi. Christiane Bayard, la Secrétaire générale de l’association, contacte la FFMC, Fédération Française des Motards en Colère. Une grande manifestation qui pour la première fois unira motards et automobilistes est décidée pour le 18 juin.P1060016

De leur côté, les entreprises d’avertisseurs de radars créent leur propre collectif, l’Afftac. Ils trouvent un accord avec Claude Guéant, le ministre de l'Intérieur : les « avertisseurs » seront renommés « assistants à la conduite », et ne signaleront plus les radars mais des « zones à risque ». L’Afftac arrête le combat.

La Ligue de Défense des Conducteurs et les autres associations de défense, qui se sont réunies au sein l’Union des Usagers de la Route, décident de maintenir leurs actions respectives et la manifestation du 18 juin. La Ligue de Défense des Conducteurs interpelle les députés. Elle leur envoie un questionnaire pour les obliger à se prononcer sur les nouvelles mesures répressives ; Christiane Bayard multiplie les rendez-vous à l’Assemblée nationale.

Les députés sont très intéressés ; ils cherchent à montrer leur soutien aux conducteurs et sont ouverts aux propositions de l'association. Il faut d'ailleurs noter que, dès le 23 mai, 73 députés de la majorité avaient écrit une lettre à Fillon pour exprimer leur désaccord avec les mesures du CISR.

Claude Guéant cherche à calmer l’effervescence de l’opinion en annonçant la mise en place de radars « pédagogiques ». Mais personne n’est dupe, et le combat continue.
L'association continue à mobiliser les conducteurs et à faire signer sa pétition : "Stop aux nouvelles mesures de répression routière – mobilisation nationale !".

Le 14 juin : Christiane Bayard dépose 120 000 nouvelles pétitions à Matignon.

L’association mobilise ses troupes pour les manifestations du 18 juin. Elle fait fabriquer des drapeaux, des autocollants et des banderoles "Répression routière : Trop c'est trop". Elle les adresse aux correspondants qu'elle a pu mobiliser en province, à Nantes, Lille, Toulouse, Albi et Rouen.

Le 18 juin : grandes manifestations des conducteurs dans toute la France. La mobilisation des motards, habitués à ces rassemblements, est spectaculaire : 15 000 à Paris, 7000 à Lyon, plusieurs milliers à Nantes et Toulouse… Et cette fois, des automobilistes sont eux aussi présents, ce qui est une grande première.

Au lendemain de la manifestation, le ministre de l'Intérieur renonce à ne plus signaler les radars.

Ce n'est toutefois qu'une semi victoire : la suppression des panneaux est maintenue, ils seront remplacés par des radars pédagogiques.

Cette décision de Claude Guéant, destinée à ne pas perdre totalement la face, est à la fois absurde et coûteuse : 40 millions d'euros pour les radars pédagogiques, auxquels il faut ajouter 5 millions pour démonter les panneaux et les frais d'entretien annuels de ces radars.

En septembre, les motards de la FFMC manifestent à nouveau et la Ligue de Défense des Conducteurs fait envoyer par ses membres des milliers de cartes de protestation au préfet de leur département (ce sont les préfets qui sont chargés de remplacer les panneaux par des radars pédagogiques).

Début 2012, peu de panneaux sont retirés et peu de radars pédagogiques installés à leur place. Le gouvernement suivant reviendra sur cette décision, en décidant de laisser tout simplement les panneaux là où ils sont !

2010 : Pour la réduction du délai de récupération de points pour les petits excès de vitesse

Les excès de la répression enfin reconnus par la classe politique, et un allègement de la double peine disproportionnée que subissent les conducteurs chaque fois qu’ils se font flasher.

A force d'entendre la Ligue de Défense des conducteurs marteler son message, les parlementaires ont enfin pris conscience des conséquences désastreuses de la politique de répression routière du gouvernement. Ils ont décidé de s'attaquer en premier lieu à la perte de points en cascade, qui conduit chaque année 100 000 Français à l'invalidation de leur permis.

Ce sujet a donné lieu à un véritable bras de fer entre les parlementaires, favorables à une réduction des délais de récupération de points, et le gouvernement, opposé à cette réduction.
Trois mois durant, la Ligue de Défense des Conducteurs a déployé tous les moyens en sa possession pour faire entendre la voix des conducteurs, et peser en faveur de la réduction.

Voici, en résumé, la succession des interventions qui ont conduit au succès final :

Le 13.09.2010, l'association prend date et publie sur son site l'article "Une proposition historique du Sénat visant à…réduire les délais de récupération de points!"

Dès le 15.09.2010, la Ligue de Défense des Conducteurs envoie un email "OUI au délai plus court pour récupérer les points retirés sur votre permis !". Cette initiative sera relayée par le site "Le repaire des Motards".

Le 16.09.2010 : L'association s'adresse aux médias et diffuse un communiqué de presse "Récupération des points du permis de conduire, la Ligue de Défense des Conducteurs demande aux députés d’adopter les nouveaux délais votés par le Sénat".

Les 23 et 27.09.2010, l'association multiplie les articles permettant d'éclairer le débat : - "Inventaire du nombre de points retirés par infraction", - "Explosion sans précédent du nombre de points et de permis retirés" - "Le nombre d'infractions pour petits dépassements de vitesse a été multiplié par 100 en 7 ans !"

Le 29.09.2010, la Ligue de Défense des Conducteurs adresse un courrier à chacun des 577 députés pour relayer l'opinion de ses membres et demander une réduction des délais de récupération des points.

Elle reçoit très rapidement de nombreuses réponses positives et encourageantes de la part des députés : Jérôme Chartier, Nicole Ameline, Jean-Paul Anciaux, Philippe Briand, Rémi Delatte, Nicolas Dupont- Aignan, Guy Lefrand, Fabienne Labrette-Menager, Jean Lassalle, Bernard Depierre, Louis Cosyns, François Sauvadet (Président du Nouveau Centre, au nom de tous les députés de son groupe), Jean-Paul Lecoq, …

Le même jour, elle informe le grand public par un nouvel e-mail "STOP à l'hémorragie de points et de permis de conduire !"

Le 16.10.2010, c'est une grande première : la Ligue de Défense des Conducteurs met à la disposition de ses membres la possibilité d'envoyer directement par mail à son député une pétition "URGENT, Récupération des points de permis, ne reculez pas sur la réforme !"

Cette opération est une nette réussite. Après avoir reçu, directement, au moins 5900 emails-pétitions d'électeurs de leur circonscription, de nouveaux députés, en contactant l'association ou en répondant directement aux membres de l'association, prennent l’engagement auprès de leurs électeurs de se prononcer en faveur de l’amendement : Jean PRORIOL, Cécile DUMOULIN, Dominique SOUCHET, Maxime GREMETZ, Patrick BALKANY, Yanick PATENOTTE, Marie-Jo ZIMMERMANN, Axel PONIATOWSKI,…

Le 22.10.2010, l'association renforce la pression en organisant un mailing auprès de ses membres pour faire envoyer une carte à leur député : " Récupération des points de permis, ne reculez pas sur la réforme !"

Au total ce sont plus de quinze mille messages qui sont ainsi reçus par les députés.
Le 29.11.2010, le débat est à son comble. Pour peser encore davantage dans la balance, l'association organise un sondage "Faut-il réduire les délais de récupération des points à 6 mois au lieu d'1 an pour les infractions à 1 point, et à 2 ans au lieu de 3 pour les autres infractions ?"
L'association enregistre l'unanimité absolue. Sur 1691 réponses, il y a 97 % de OUI. Ce sondage et ses résultats sont disponibles sur le site de l'association, régulièrement consulté par les députés.

Le 15.12.2010, le gouvernement fait une dernière tentative pour essayer de bloquer les initiatives parlementaires sur ce sujet. L'association fournit un contre-argumentaire dans son communiqué de presse « Proposition du gouvernement sur les délais de récupération des points : attention, trompe d’œil ».

Après des semaines de mobilisation et d'interventions auprès des parlementaires, des automobilistes et des médias, 120 députés se sont officiellement ralliés aux thèses de l'association.

Et le 21 décembre, est adopté par scrutin public à l'Assemblée nationale, un texte qui, pour l'essentiel, fait passer d'un an à six mois le délai de récupération du point perdu pour les petits dépassements de vitesse (inférieurs à 20 km/h hors zones à 50 km/h).

Symbolique, cette amélioration est une grande victoire pour les conducteurs. Elle montre que les excès de la répression sont enfin reconnus par la classe politique. En cela, elle ouvre la voie à une politique de sécurité routière plus juste, plus efficace, pour laquelle l'association continuera de se battre.

2009 : Non au 110 sur autoroute, une première victoire

Sans la mobilisation massive et immédiate des associations de conducteurs, les Français seraient sans doute obligés, aujourd’hui, de rouler à 110 sur autoroute.

Petit rappel du bras de fer de cinq mois, entre le gouvernement et les automobilistes :

Fin juin 2009 : annonce de l’expérimentation au 110 km/heure sur autoroute (sur l’A31 et l’A33).
Juillet : la Ligue de Défense des Conducteurs diffuse un communiqué de presse : "110 km/h sur autoroute + hausse des tarifs des péages = hausse de la mortalité sur les routes !"

Août-septembre : L'association organise une campagne nationale de pétitions adressées au ministre chargé de la Sécurité routière, Jean-Louis Borloo et aux Présidents de groupe à l’Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault et Jean- François Copé.

Septembre : Elle mobilise ses membres en Lorraine (région où a lieu l’expérimentation), pour qu’ils interpellent leurs médias régionaux. Ainsi relayés par les membres de l'association, les arguments contre le 110 sur autoroute, sont notamment repris dans le Républicain Lorrain.

Octobre : Reprise des arguments anti-110 dans la presse nationale et sur internet.

Le ministre de l’intérieur Brice Hortefeux met un terme à la polémique en déclarant qu’il n’est "pas question" d’abaisser sous les 130 km/h la vitesse maximum autorisée sur les autoroutes.

Pour justifier sa position, il reconnaît, comme nous l’avions rappelé dans notre pétition "Non au 110 sur autoroute", que les accidents sur autoroute ne représentent que "5 % des personnes tuées, contre 63 % sur les routes départementales" et qu’une telle mesure serait donc totalement inappropriée.

La mobilisation contre le 110 sur autoroute a payé !