24/01/2020

Voici quelques semaines, la LDC a lancé un vaste sondage auprès de ses membres et sympathisants. L'idée était de vous consulter sur les actions qui vous apparaissent prioritaires pour 2020. Les plus de 31 000 réponses nous ont permis d'établir un "classement des urgences", qui va permettre à l'association d'engager, dès à présent, son plan de bataille pour 2020.

Priorits 2020

 

Connaître les priorités de ses membres est essentiel pour la Ligue de Défense des Conducteurs : en effet, c'est en étant d'accord et unis sur les stratégies à adopter pour faire avancer notre lutte contre les excès de la politique répressive que nous sommes le plus efficaces.

Début d'année oblige, les bonnes résolutions sont d'actualité : en 2020, nous continuerons à nous mobiliser pour obtenir, enfin, une politique de sécurité faite avec vous, avec nous tous, et non pas contre nous.

Pour simplifier les résultats de notre enquête, nous avons sélectionné, pour les quatre grands thèmes que nous vous avons proposés, les deux premières priorités apparues dans vos réponses. Les pourcentages indiquent la part des 31 417 répondants ayant jugé cette action "prioritaire".

1/Stopper la chasse au conducteur et lutter pour la liberté de circuler

1. Tout mettre en œuvre pour en finir avec l'abaissement stupide de la vitesse à 80 km/h sur route, dont "l'expérimentation" se termine au 1er juillet 2020.

88%

2. Continuer à lutter contre le dogme anti-vitesse du gouvernement, socle de toute cette politique répressive.

81 %

Les commentaires que vous avez ajoutés à vos votes sont de véritables cris du cœur, qui expriment toute l'injustice qu'en tant que conducteurs, vous ressentez. La voix du gouvernement est devenue totalement inaudible… Nous avons sélectionné ci-dessous vos observations et suggestions les plus pertinentes.

- Il est essentiel de se battre pour conserver notre liberté de circuler.

- Il faut redire que la voiture est un extraordinaire instrument de liberté individuelle !

- Nous devons nous opposer à toute atteinte à la liberté individuelle par une surveillance excessive (radar intrusif, disque mouchard). A quand la reconnaissance faciale comme dans un certain pays ?

- Pourquoi ne pas mener une action judiciaire pour en finir avec les atteintes illégales et inconstitutionnelles au droit fondamental de la liberté de circulation ?

- A voir cette répression de la vitesse, trop facile, on pourrait croire que les automobilistes sont devenus la banque de l'Etat…

- Que l'on nous laisse la liberté de rouler tranquillement, sans être constamment le nez fixé sur le compteur de vitesses et non sur la route.

- Uniformiser en France le retour au 90 km/h et ne pas laisser la décision aux seuls départements !

- Un jour ils finiront par mettre un radar devant la sortie de nos garages.

- Voilà 55 ans que je conduis et je n'ai eu qu'un accident, à 19 ans. Pourtant, j'ai perdu deux fois des points pour un dépassement de 3 km/h, sur un tronçon limité à 90 km/h.

- Faire de l'information au lieu de la répression, informer les jeunes à l'école, dès le plus jeune âge.

- Insister plus sur le fait que l'interdiction des voitures dans les villes a de forts impacts négatifs sur les commerces.

- Adapter les limitations de vitesse aux difficultés de la route !

- On ne sait jamais plus à quelle vitesse circuler avec tous ces panneaux.

- Tenir compte des "bons conducteurs" qui n'ont JAMAIS eu d'accidents et pratiquent une conduite adaptée et intelligente en fonction des conditions de circulation. Arrêter de prendre les Français pour des imbéciles.

- Je pense que priorité doit être donnée à la suppression des mesures visant à piéger le conducteur pour lui extorquer de l'argent.

- La perte des libertés de circuler librement s'inscrit dans une orientation globale de la société vers une dictature de penser, de l'être et de l'agir.

- Penser aux conducteurs qui habitent en dehors de des grandes villes et dont le véhicule leur permet d'aller travailler !

- Rappeler que le tout répressif n'a aucun effet sur les vrais contrevenants. Les délinquants se moquent de ces mesures.

- Demander la publication par l'Etat, chaque année, des causes des accidents les plus graves sous forme détaillée. Cela permettra enfin de faire apparaitre la réalité des choses.

- Ne plus retirer des points pour les petits excès de 3 ou 4 km/h.

 

2/La répression insensée par des radars

1. Exiger la fin du recours à des sociétés privées pour surveiller les conducteurs dans les voitures-radars, qui, une fois implantées partout en France, vont renforcer dans des proportions sans précédent le business de la sécurité routière.

93 %

2. S'opposer à la prolifération de radars toujours plus sophistiqués comme les radars tourelle, qui flashent 100 mètres après et avant le radar (avant donc qu'on les aperçoive...) et qui scrutent même dans les voitures.

90 %


Ici aussi vous êtes quasiment unanimes : la répression routière telle que la considère le gouvernement aujourd'hui renforce votre sentiment de "flicage" permanent et de volonté de remplir les caisses de l'Etat… Pas de doute : la rentabilité prime sur la sécurité routière pour nos édiles ! Petits extraits ci-dessous.

- Il est inadmissible de donner des voitures radars à des sociétés privées avec chauffeurs privés non assermentés. L'Etat se désengage de toutes ses fonctions régaliennes.

- Avec ces sociétés privées, l'Etat se défausse de ses obligations !

- Privatiser la surveillance entrainera un dévoiement du Code de la route. Il n'est plus question ici de lutter contre les causes d'accident...

- Ces entreprises travaillent pour la rentabilité, pas la sécurité routière.

- L'esprit des radars-tourelles non signalés, c'est bien de nous chasser, non ? Nous ne sommes pas du gibier !

- Je ne suis pas contre les radars, mais uniquement placés dans des endroits accidentogènes reconnus par des commissions locales composées de gendarmes, d'élus, de professionnels de la route et de particuliers.

- Utilisons l'argent des radars-tourelles pour entretenir les routes…

- Les radars-tourelles sont une atteinte à la vie privée et c'est aussi du vol de données !

- Quid des radars tourelles qui prendront les infractions aux distances de sécurité ? Cas concret :  vous circulez à bord d'un poids lourd, vous respectez ces distances et que se passe-t-il ?  Des tas de véhicules s'insèrent entre vous… Finie, la distance de sécurité ! A qui la faute et sur qui la responsabilité va-t-elle retomber ?

- Pour moi, une tourelle est un dispositif placé sur un véhicule (avion, bateau, blindé) qui permet d'orienter l'armement. C'est du harcèlement moral !

- Recourir à des sociétés de services avec chauffeurs privés pour les radars mobiles ouvre la porte à toutes sortes de malversations et d'abus de leur part.

- La prolifération des radars ne réglera pas à elle seule le problème de la mortalité routière, car ce n'est pas le seul paramètre à prendre en compte.

- Les radars et la vidéosurveillance devraient être programmés pour faire la guerre aux mauvaises conduites : absence de clignotant, stationnement sur un passage piétons, arrêt en double-file… pour que la technologie soit VRAIMENT au service de la sécurité.

- Le véritable ennemi de l'automobiliste, c'est l'automatisation des contrôles, sans discernement.

- Je suis choqué par la prolifération dans les médias des messages de peur visant à manipuler le public pour qu'il en arrive à demander davantage de radars, sous prétexte de notre sécurité.

 

3/Pour une sécurité routière au service des conducteurs

1. Exiger des pouvoirs publics qu'ils assument leurs responsabilités et entretiennent les routes, quand la France est passée, en quelques années seulement, de la 1ère à la 18e place pour l'état de ses routes dans le classement du World Economic Forum.

94 %

2. Exiger la mise en place d'instances véritablement équilibrées et représentatives des conducteurs pour décider des politiques de sécurité routière, au lieu de laisser la mainmise aux lobbys des radars et aux pseudo-experts anti-voiture qui conseillent le gouvernement.

89 %

L'état des routes vous préoccupe, sans aucun doute. Vos témoignages, vos coups de gueule sont autant d'arguments pour agir, vite, contre la dégradation d'un réseau qui fut autrefois exemplaire ! De même, vous exigez l'intervention de véritables experts de la sécurité routière dans les prises de décision. Si les pourcentages que vous exprimez en faveur de la sécurité au service des conducteurs sont très élevés, vos commentaires sont à la fois agacés et constructifs.

- Les lobbys pro-radar n'ont pas à siéger dans les instances de la sécurité routière.

- Qui sont ces experts autoproclamés de la sécurité routière ?

- Faisons de nous-mêmes des lobbyistes confirmés pour avoir une puissance de vote crédible.

- Avoir des routes en bon état, seule solution pour garantir la sécurité des automobilistes.

- Nous ne voulons plus d'élus autophobes !

- S'il doit y avoir des contrôles, c'est sur nos infrastructures routières, qui deviennent de plus en plus dangereuses.

- L 'entretien des routes est de plus en plus négligé. Il faut réinvestir dans l'aménagement, la rénovation, le marquage au sol et la signalétique. Nos jeunes apprennent à conduire sur des routes dangereuses parce que non entretenues.

- Il faudrait organiser des journées "motard d'un jour" avec Emmanuel Barbe, le délégué interministériel à la Sécurité routière en passager, pour qu'il réalisé" l'urgence qu'il y a à entretenir les routes.

- L'entretien des routes par les pouvoirs publics est d'une urgence absolue.

- Où passe l'argent des PV, soi-disant dévolu à l'entretien des routes ?

- L'entretien des routes est déplorable, que ce soit pour le revêtement ou surtout la signalisation horizontale. La nuit, sous la pluie, on a parfois beaucoup de mal à savoir où rouler car les bandes blanches sont très souvent en mauvais état et on ne les voit plus. Et c'est la même chose, en plus grave, pour les passages protégés. Il est vrai que pour nos dirigeants, si le maintien en état de la signalisation horizontale par un peu de peinture est moins coûteux qu'un radar, c'est autant d'argent perdu, alors qu'un radar est rapidement rentabilisé et devient ensuite une source de revenus confortable et assurée.

- L'entretien des routes permet d'éviter les accidents dans de nombreux cas.

- Il faut absolument lutter contre les lobbys anti-voiture et pro-radar.

- L'entretien des routes est indispensable, mais aussi il serait souhaitable de se mobiliser également pour l''équipement urbain, de plus en plus source d'éblouissement. Les lampadaires à 2 m du sol sont dangereux, ceux que l'on fixait auparavant à 4 m ne l'étaient pas !

- Abaisser la vitesse est un aveu de dégradation de l'état des routes, qui rend la conduite hasardeuse et augmente les risques, un peu comme ce qui se passe avec le réseau ferroviaire. Il faut un plan d'urgence pour les routes secondaires, afin de restaurer leur état initial et rénover la signalisation au sol.

- Entendre les responsables de la Sécurité routière dire que les nids-de-poule font baisser la vitesse et que c'est bon pour la sécurité, c'est honteux !

- L'entretien des routes devient une valeur d'ajustement des budgets locaux…

- Ancien cadre de la défunte DDE, je suis outré par l'état des routes. Dans chaque département, autrefois il existait des IDSR (inspecteurs délégués à la sécurité routière) qui analysaient les accidents et préconisaient les travaux à mener. Aujourd'hui, c'est un pseudo expert qui est aux commandes depuis de son bureau.

 

4/Les outils pour mener le combat

1. Continuer notre travail auprès des parlementaires, consolider et animer le réseau que nous avons créé parmi eux, et en faire des alliés de poids pour faire reculer en 2020 la répression subie par les conducteurs et revenir à des solutions efficaces de sécurité routière.

90 %

2. Produire des études et développer des outils d'analyse statistique pour contrer la propagande mensongère du gouvernement sur les radars et la répression.

83 %


Ce thème, un peu plus technique et pratique, vous mobilise tout autant que les autres. Les missions que vous nous demandez d'endosser sont riches et multiples ! Vos suggestions ci-dessous nous motivent plus que jamais à nous faire entendre. Comptez sur la Ligue de Défense des Conducteurs pour défendre votre liberté de circuler !

- La Ligue des Conducteurs doit être la plus grande force de proposition en matière de sécurité routière. Elle doit s'imposer comme la plus légitime pour parler de ces questions, afin de marginaliser et de ringardiser la propagande gouvernementale et des associations dites de "lutte contre la violence routière".

- Produire des outils originaux qui surprennent les décideurs car ils ne lisent ni n'écoutent plus rien ni personne.

- Faites entendre notre voix !

- Le travail auprès des parlementaires est essentiel, ce sont eux qui votent les lois ! Suggérer un travail en commission réunissant des parlementaires et des experts.

- D'un point de vue scientifique, les statistiques sur la vitesse cause première de mortalité sont le plus grand mensonge en statistique du siècle, à plusieurs niveaux. Par exemple, lorsque le représentant des forces de l'ordre remplit sa "fiche accident", lorsqu'il ne parvient pas à en identifier la cause, il coche "vitesse" !

- Développer vos campagnes de pétition et de protestation auprès de nouvelles personnes n'étant pas encore membres de la LDC, ou n'ayant pas connaissance de son existence, en faisant parler d'elle dans les médias, en se rendant dans des lieux publics, pour essayer de convaincre de votre bien-fondé.

- Analyser les vraies causes d'accidents (respect du code, conduite sous emprise de drogue, alcool, fatigue, vitesse, état des chaussées…). Renforcer les campagnes de pétition.

- Continuer le travail d'information et démonter les fausses argumentations.

- Sensibiliser le ministère de l'Education nationale à la responsabilité qui lui incombe dans l'apprentissage, le civisme et la conduite en société en général et plus particulièrement sur la voie publique (à commencer sur le chemin de l'école par exemple).

- Il faudrait un organisme indépendant de l'Etat qui puisse analyser objectivement les problèmes de sécurité routière, afin d'établir de nouvelles règles, sans tenir compte des lobbyistes anti voitures et surtout des pros radar.

- Faire connaitre et diffuser les exemples de "politique routière" (formation des conducteurs, utilisation des radars, rôle de la police, etc) employés par les pays voisins (Allemagne, Danemark) et montrer leur supériorité sur les pratiques françaises.

- Renforcer les campagnes de pétition et de protestation, pour que les conducteurs soient entendus par les hommes politiques.

- Le droit de s'exprimer librement est fondamental dans un pays comme la France (quoique dans la réalité, de moins en moins), il est donc essentiel par des campagnes d'information et notamment par internet d'apporter aux usagers des routes une information vraie afin de représenter un véritable contre-pouvoir.