26/09/2016

Le 1er octobre 2015, la mairie de Rennes décidait d’abaisser la vitesse de 20 km/h sur les 31 kilomètres de la rocade. L’objectif : faire baisser la pollution. Pourtant, silence troublant des autorités sur les chiffres : de quoi laisser penser que les effets de cette mesure témoigneraient en défaveur des élus qui l’ont lancée. Face au dogmatisme de certains politiques autophobes, la Ligue de Défense des Conducteurs demande l'annulation de l'abaissement de la vitesse. 

Depuis un an, la majeure partie du périphérique de Rennes est limitée à 70 km/h. Et le constat est clair : les effets de cette expérimentation ne sont pas bons. Le nombre d’accrochages aurait augmenté, la fluidité du trafic n’est pas meilleure, les radars ont plus flashé, et pour finir, silence radio sur les chiffres de mesures de la pollution – pas étonnant lorsque l'on sait que les six premiers mois les capteurs installés n’ont pas fonctionné !

Cette expérimentation qui doit prendre fin le 30 septembre n’a pas rempli ses objectifs. La fluidité du trafic n’est pas meilleure, les habitants ont constaté que leur vie de tous les jours s’est transformée en cauchemar avec les bouchons. Or, la conséquence première de cette hausse des bouchons est une hausse de la pollution, à rebours de ce que souhaitaient les élus. Comme partout ailleurs en revanche, la recette "baisse de vitesse = hausse du nombre de flashs" a fonctionné. Après six mois, les trois radars (Beauregard, Chantepie et Brequigny) ont connu des records de flashs.

En outre, les effets de cette mesure sur la pollution atmosphérique posent question. Les deux systèmes d’analyses situés au nord et au sud du boulevard circulaire n’ont pas fonctionné pendant des mois. Les six premiers mois aucun relevé n’avait pu être effectué. Pourquoi avoir attendu aussi longtemps pour réparer les capteurs défaillants ? Les résultats ne seraient-ils pas probants ?

Enfin, même si la somme reste relative à l’échelle du budget municipal, les 50 000 euros liés à l’installation des 110 nouveaux panneaux auraient été plus utiles s’ils avaient été consacrés à l’entretien du réseau rennais.

Aujourd’hui, les autorités vont prendre une décision finale sur cette expérimentation. Au regard du silence troublant des élus et de l’absence de certaines données, les conducteurs sont en droit de demander un retour à des conditions de circulation meilleures, soit un retour du périphérique à 90 km/h.