28/01/2014

La Ligue de Défense des Conducteurs et l'Automobile Club des Avocats ont déposé un recours devant le Conseil d'Etat contre la décision de la ville de Paris d'abaisser la vitesse autorisée sur le périphérique parisien. Les deux associations considèrent ce décret comme illégal en raison d'une erreur manifeste d'appréciation que ce soit sur l'absence d'impact sur la sécurité routière, sur l'absence de réduction des nuisances sonores et sur l'absence de réduction de la pollution de l'air.

Les deux associations dénoncent une mesure purement idéologique. En effet, la réduction de 10 km/h sur le périphérique parisien n'aurait aucun effet sur le plan de la pollution aux particules fines. Pire, elle risquerait de l'aggraver si elle amenait à une congestion du trafic routier. Quant à la pollution sonore, l'agence « Bruif Parif » affirme que cette mesure ne permettrait de baisser la pollution sonore que d'un décibel, ce qui est, toujours selon l'agence, imperceptible à l'oreille humaine.

Sur le plan de la sécurité routière, là encore cette diminution ne repose sur rien de concret. Le lien direct entre diminutions des vitesses et diminution de la mortalité n'a aucun fondement scientifique. De plus, la vitesse moyenne sur le périphérique étant de 40 km/h, cette mesure apparaît sans effet la plupart du temps…et inutilement répressive dans les rares moments où le périphérique n'est pas saturé. Dans le cas de ce dernier, c'est avant tout une vitesse inadaptée qui est à l'origine des accidents et non le non respect d'une limitation de vitesse arbitraire.

Pour Christiane Bayard, Secrétaire Générale de la LDC, « cette mesure s'inscrit dans le cadre d'une volonté idéologique d'exclure progressivement la voiture de Paris au profit des transports en commun aujourd'hui inadaptés et saturés. »

Pour Maîtres Rémy JOSSEAUME et Matthieu LESAGE de l'Automobile Club des Avocats, « l'administration commet une erreur manifeste d'appréciation en prenant cette mesure alors même que ses finalités sont contredites par des études scientifiques objectives sur la question ».

Pour toutes ces raisons, la Ligue de Défense des Conducteurs et l'Automobile Club des Avocats vont mener conjointement un combat contre cette mesure devant le Conseil d'Etat, avec comme objectif de faire abroger ce décret sans fondement.

Information / Contact:
    

Ligue de Défense des Conducteurs
    

Service Presse : MAKOWSKI RP
     

Christiane Bayard – Secrétaire Générale

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Claude Makowski

Tel. 06.89.505.032

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