26/04/2017

Le ministère de l’Intérieur vient de faire parvenir à la Commission européenne un projet de décret pour interdire les signalements des contrôles de vitesse via des applications d’aide à la conduite ou à la navigation. La Ligue de Défense des Conducteurs a lancé une pétition pour faire barrage à ce projet de décret, qui signe l’arrêt de mort de ces applications et va engendrer une déferlante de contraventions.

Utilisant de façon indécente le risque terroriste, le gouvernement vient de présenter à la Commission un projet de décret visant à interdire "dans des périmètres définis" le signalement de la présence des forces de l’ordre à tous les systèmes électroniques de type GPS ainsi qu’à tous les réseaux communautaires et réseaux sociaux : Coyote, Waze, Facebook...

Ces mêmes réseaux, dans l’impossibilité de connaître les "périmètres définis" en question, se verront dans l’obligation de cesser purement et simplement tout signalement.

Or, les forces de l’ordre ayant pour mission d’installer les contrôles de vitesse dans des zones considérées comme dangereuses, le signalement de la présence des forces de l’ordre entraîne pourtant une plus grande vigilance des conducteurs, bénéfique à la sécurité de tous.

Plus largement parlant, avec l’interdiction de ces signalements, c’est la mort certaine de ces applications communautaires que le gouvernement vient de signer. Celles-ci constituent pourtant de précieuses aides à la conduite et à la sécurité routière (alertes de brusques ralentissements, alertes incidents...).

« Surtout, cette interdiction des signalements des contrôles de vitesse va faire exploser le nombre de PV et de retraits de points, le nombre de PV étant déjà de plus de 21 millions par an » souligne Pierre-Olivier Cavey, directeur des études et des campagnes de la Ligue de Défense des Conducteurs.

Décidée à faire barrage à cette nouvelle mesure de répression, l’association vient de lancer une pétition en ligne (accessible via le lien ci-dessous) destinée à la Commission européenne, qui dispose de trois mois pour donner son avis sur le projet de décret.

http://mobilisezvous.liguedesconducteurs.org/signalement-controles-vitesse/

En septembre 2016, la Cour de cassation avait relaxé un groupe de conducteurs qui signalait sur les réseaux sociaux la présence de radars, et qui avait bénéficié d’un important soutien sur les réseaux sociaux. Déjà, en 2011, c’est une forte mobilisation citoyenne qui avait obligé le gouvernement à faire machine arrière, lorsqu’il avait voulu faire interdire une première fois les applications et outils de signalement.

 

Contact :

Ligue de Défense des Conducteurs

01.43.95.40.20  

Pierre-Olivier Cavey

Directeur des études et des campagnes               

contact@liguedesconducteurs.org

http://www.liguedesconducteurs.org                                                                              

http://www.activroute.org/