09/12/2019

Gérard Landry,

Président de la Ligue de Défense des Conducteurs

La voiture et la route sont et restent indispensables en France. Chaque matin, 7 Français sur 10 l'utilisent pour aller travailler, et dans la très grande majeure partie du pays, y compris les zones urbanisées mais mal desservies par les transports en commun, la voiture reste un moyen de transport et un créateur de liens fondamental pour la vie économique, médicale, sociale et familiale.

Mieux encore, la place de la voiture est amenée à se renforcer dans les années à venir. Plébiscitée, elle fait son retour dans les centres urbains après des années de bannissement progressif, et se réinvente chaque jour, face à des usages et des habitudes nouvelles. Les innovations constantes du secteur automobile montrent sa capacité à évoluer, et à s'adapter en permanence pour mieux répondre aux critiques dont la voiture est la cible.

Pourtant, jamais la voiture n'a été autant décriée en France. Accusée de tous les maux par une caste hyper-urbanisée, qui n'en a ni l'usage ni le besoin, la voiture est peu à peu reléguée au rang d'objet "honteux", tout juste tolérée pour se déplacer entre les agglomérations, voire carrément bannie des centres-villes.

Quant aux conducteurs, ils voient la répression qui pèse sur eux s'accroître un peu plus chaque jour. Surveillés en permanence par plus de 4428 radars fixes, mobiles, embarqués, tronçons…  sanctionnés par des PV à la volée (dressés sans même que le conducteur ait été arrêté), le plus souvent privés de leur droit de contestation, lourdement taxés et ponctionnés par de nombreuses taxes et amendes, ils sont traités en permanence de délinquants routiers, pollueurs, irresponsables et égoïstes…

Aucune autre politique en France n'est aussi dure, et ne sanctionne aussi systématiquement et aveuglément les citoyens.

Cette répression, qui frappe sans distinction l'ensemble des conducteurs, est lourde de conséquences, à commencer par les conséquences sociales liées aux pertes de permis de conduire de plus en plus nombreuses, mais aussi une modification insidieuse des réflexes de conduite de nombreux conducteurs, désormais plus occupés à surveiller en permanence le compteur de vitesse, les multiples panneaux et la présence de radars, cachés ou non, plutôt qu'à se montrer attentifs à la route et à leur environnement de conduite.

Aveuglés par des visions idéologiques de la voiture et de la route, les pouvoirs publics centralisés multiplient les décisions pénalisant les utilisateurs, consacrent des sommes de plus en plus importantes à la mise en place de cette répression déshumanisée et infantilisantes, négligeant d’autres aspects de la sécurité routière (entretien des routes, présence d’agents sanctionnant la vraie délinquance routière, formation des conducteurs ..)   

Face à ce constat alarmant, la Ligue de Défense des Conducteurs souhaite rappeler l'importance de l'automobile et la route en France aujourd'hui, mais également demain : loin d'être un mode de transport passéiste, la route et la voiture, en constante évolution, sont et resteront un maillon essentiel de nos déplacements à venir. C'est cette réalité que nous espérons contribuer à faire accepter à nos différents responsables politiques et que nous continuerons à dénoncer. 

Gérard Landry, Président de la Ligue de Défense des Conducteurs