18/04/2013

Pour financer le projet titanesque du Nouveau Grand Paris, le Premier Ministre a une solution toute trouvée : faire payer les conducteurs ! Son plan : augmenter le montant des PV de stationnement de 17 à 35 euros. Jusqu'où ira le racket ?...


En ces temps de disette, les budgets se font minces et les masques tombent. Il en va ainsi pour le projet du Nouveau Grand Paris.


Le 7 mars 2013, le Premier Ministre a annoncé que le projet du Nouveau Grand Paris avait trouvé son financement.


Quel n’a pas été notre étonnement lorsque nous avons appris que nous, conducteurs, allions financer aussi ce projet en surplus des impôts et taxes que nous payons déjà ! Puisqu’il faut bien trouver des fonds pour le financement de ce projet titanesque, le Premier Ministre envisage d’augmenter les amendes de stationnement de plus de 50% passant ainsi de 17 à 35 euros ! Les conducteurs parisiens ou de passage à Paris seront donc heureux d’apprendre qu’ils financeront les nouveaux métros et tramways de la capitale s’ils décrochent un PV de stationnement.


On connaît enfin le véritable but de cette amende : financer les promesses politiques !


De nombreux automobilistes utilisent leur voiture pour se rendre sur leur lieu de travail, et notamment pour se rendre sur Paris. La politique de suppression systématique des places de stationnement en surface, soit 23 000 places supprimées depuis 2001 à Paris (15% du total des places disponibles) et le prix exorbitant des parkings souterrains encouragent les conducteurs, malgré toute leur bonne volonté, à parfois stationner dans des conditions précaires. Plutôt que d’offrir à ces nombreux conducteurs des moyens décents de stationnement avec un coût raisonnable pour le budget de chacun, le Gouvernement préfère augmenter les sanctions et une fois n’est pas coutume, remplir les caisses sur notre dos. Avec 4 millions de PV à 17 euros dressés en 2011, la recette obtenue était de 68 millions d'euros. On comprend mieux pourquoi le Gouvernement tient tant à ce que cette manne financière augmente.


Au bas mot, les recettes s’élèveraient à 150 millions d’euros ! Et cela uniquement avec le doublement du montant des PV. Il faut bien évidemment y ajouter l’augmentation du nombre de PV dressé grâce aux PV électroniques et, dernière invention en date, la vidéo verbalisation !


Quand il s’agit de trouver de l’argent pour financer des projets, c’est encore aux conducteurs d’en supporter le coup ! Après la multiplication des radars, l’arrivée des radars embarqués, les PV électroniques et maintenant la vidéo verbalisation accompagnée du projet d’augmenter les amendes de stationnement, le conducteur devient la principale ressource pour financer les lubies politiques de nos élus ! Quand le racket s’arrêtera-t-il ?