23/06/2014

Un débat organisé par la radio France Bleu Ile de France a permis de mettre en évidence les manipulations de langage opérées par Claude Got, l’un des plus farouche partisan du lobby autophobe et anti-vitesse.

Crédit Radio France / Martine Bréson


Pour brider et taxer toujours plus les conducteurs, les pouvoirs publics et les lobbies pro-radars sont prêts à tout, quitte à travestir délibérément la réalité en jouant sur le langage.

Le docteur Claude Got a ainsi été pris en flagrant délit de manipulation du langage lors d’un débat organisé par France Bleu Ile de France, au cours duquel il était opposé à la Secrétaire générale de la Ligue de Défense des Conducteurs Christiane Bayard.

Connu pour ses prises de position très marquées en faveur des radars et d’un système basé sur le tout-répressif, ce représentant parmi les plus médiatiques et les plus virulents du lobby autophobe, également membre du comité des experts du Conseil national de la sécurité routière, a ainsi soutenu à plusieurs reprises, lors de cette émission, que la marge d’erreur des radars (qui fait que l’on n’est pas flashé en fonction de la vitesse affichée au compteur, mais d’une vitesse légèrement corrigée à la baisse) était une marge de « tolérance », un mensonge aussitôt contredit par Christiane Bayard.

En effet, et alors que la loi précise bien qu’il s’agit d’une « erreur maximale tolérée », prévue pour pallier les inexactitudes de mesure de l’appareil, parler d’une marge de « tolérance », comme le fait le docteur Got, implique que cette marge serait une sorte de « cadeau » fait aux conducteurs. Mais si c’était vraiment le cas, comment se fait-il alors que ces « erreurs maximales tolérées » varient en fonction de l’appareil utilisé ?

Cette grossière manipulation de langage illustre bien les techniques du lobby autophobe, qui n'hésite pas à travestir les mots et la réalité pour mieux servir ses intérêts. Mais cette fois-ci, pas de chance pour M. Got : la Ligue de Défense des Conducteurs était face à lui pour rétablir la vérité…

Réécouter le débat diffusé sur France Bleu Ile de France

 

La première partie :

La deuxième partie :