La Ligue de Défense des Conducteurs (LDC) publie une Analyse critique des études sur la vitesse utilisées par la sécurité routière et remet publiquement en question le lien scientifique entre mortalité routière et vitesse.

Etude sur la vitesse

«Une relation scientifiquement établie existe entre la vitesse et la gravité des accidents : 1% de vitesse en plus, c’est 4% de morts en plus » écrivait tout récemment le chef du département du contrôle automatisé du Ministère de l’Intérieur.

A notre demande, la Société de Calcul Mathématique, cabinet de mathématique indépendant, a réalisé une étude qui met en lumière la totale absence de légitimité des formules utilisées pour lier scientifiquement la vitesse à la mortalité routière. Son analyse porte notamment sur trois études qui s’appuient sur la formule « 1% de vitesse en moins c’est 4% de mort en moins » et encouragent le déploiement renforcé des radars.

La Société de Calcul Mathématique tire les conclusions suivantes : « du strict point de vue de la logique, les modèles utilisés par ces document sont inappropriés, incohérents et n’ont jamais fait l’objet de la moindre validation. Il ne s’agit que d’approches non scientifiques qui se citent entre elles. On ignore sur quelles données ils s’appuient et quelle est l’incertitude sur ces données. Les modèles ne font pas la distinction entre différentes situations qu’il faudrait manifestement différencier ».

Nous dénonçons une rupture de confiance entre ces études et l’ensemble des acteurs de la sécurité routière dont les conducteurs font pleinement partie. Derrière une démarche annoncée comme scientifique se cache un système de désinformation.

Christiane Bayard, Secrétaire Générale de la LDC, rappelle qu’en « matière de sécurité routière, les politiques publique se sont focalisées sur la lutte contre la vitesse car elle présente deux avantages majeurs : la facilité de contrôle et les revenus financiers. »

Depuis dix ans ces études ont induit en erreur les politiques publiques en matière de sécurité routière.

C’est à l’appui de ces mêmes études biaisées, et au nom d’un dogme anti-vitesse que le Gouvernement veut baisser l’ensemble des limitations de vitesse de 10 km/h ! Nous dénonçons cette mesure absurde. Les conducteurs responsables appellent le Ministre de l’Intérieur à ne plus se laisser aveugler par des formules dont la pertinence du raisonnement scientifique n’est pas à la hauteur de la confiance qui doit lier les conducteurs à la sécurité routière.

Lire le dossier de presse accompagné de l'étude